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C'est
en rentrant le soir du meeting de Pavesin que l'envie me prit d'écrire
ces lignes à la gloire de la machine horizontale dont je ne suis, à ma
connaissance, que l'unique exemplaire lyonnais.
Autant
moi ont dit, l'an dernier, que cette machine était arrivée à un point
de perfection qui rendait l'engin parfaitement utilisable pour le
tourisme, au même degré que la machine verticale courante. Ces mêmes
apôtres ont, en contre-partie, souligné le fait que sa réalisation
puisse être beaucoup plus poussée. Je souscris à cette opinion et
conseille à la maison Mochet, fabriquant de cette machine, de s'améliorer.
Avec
cette habitude invétérée de rajouter, de compléter ou de parfaire,
j'ai, en ce qui me concerne, pu améliorer mon vélo horizontal, tant du
côté aspect (porte-bagages ad hoc, léger abaissement du siège,
jantes chromées, remplacement du dérailleur par un cyclo ), que du côté
rendement. Tel qu'il se présente
actuellement, je le considère comme un engin remarquable, permettant de
rouler vite, en pédalant en souplesse, même avec les 8 mètres de mon
grand braquet (alors que sur un vélo vertical, quand on pousse le grand
braquet, c'est obligatoirement en force).
Vous
me direz qu'avec ces dépenses, vous doublez presque le prix d'achat.
Mais je vous répondrais qu'il suffit d'acheter le modèle sans dérailleur,
le modèle le plus simple et d'en finir l'équipement.
Ainsi, vous ne dépasserez guère le prix d'une bonne machine de
grand tourisme. Reste l'allègement. Il
ne pourrait s'obtenir qu'en employant des tubes plus légers pour le
cadre. Mais le prix s'en
ressentirait certainement. Et
telle quelle, ma machine n'est pas beaucoup plus lourde qu'une
bicyclette courante dite de grand tourisme.
Ceci n'empêche que la mise au point d'un vélo horizontal
extra-léger, pour la randonnée pourrait présenter passablement
d'attraits.
Le défaut du constructeur (encore une chose que je
lui ai dit et dont il devrait tenir compte) est de ne pas prendre en
considération la clientèle cyclotouriste. Certes, il s'agit là d'une espèce particulièrement ''enquiquinante
'', avec cette manie du particulier, du spécial, mais il ne faut pas
oublier que de cette tradition là est née la machine actuelle de grand
tourisme, que toute maison qui se respecte présente à son catalogue,
alors qu'il y a dix ans, il eut fait bon demander à un grand
constructeur de monter un pareil engin.
Bref, sur le vélo à pédalage horizontal, je résume
: Stabilité parfaite une fois la machine en main.Au moins égale à
celle de la bicyclette traditionnelle.
En
palier, on ne roule qu'avec le grand braquet. Obligatoirement, à effort
égal, on bat le cycliste vertical.
En côte, moins de possibilités de se donner à fond, montée
peut-être plus lente. Encore
faudrait-il comparer sur une même côte, gravie successivement par le même
pilote, sur un. Vélo horizontal, puis vertical.
Personnellement, j'ai toujours monté les côtes à ma cadence et
ne pense pas que je grimpais plus vite sur ma verticale que sur mon
horizontale, malgré le bon lustre qui sépare les deux périodes
d'utilisation. |